dimanche 10 septembre 2017

Les Chaumes-Grand-Jean



J'ai beau habiter là depuis bientôt 5 ans il y a toujours des routes que je n'ai pas pratiquées. J'ai de nombreuses bonnes raisons de ne pas avoir pris cet impitoyable raidillon qui ressemble à une impasse et qui monte aux Chaumes-Grand-Jean. Je suis déjà monté par l'autre côté, je me souviens encore de la première fois où j'avais pris un chemin de bique. J'avais fini à quatre pattes accrochées aux branches pour achever de grimper jusqu'à un point de vue que j'imaginais imprenable sur la bourgade de Prémery. La deuxième fois, plus prudente, je me suis essoufflée dans la côte derrière la gendarmerie. Enfin consciente des difficultés a grimper là-haut, j'avais fini par prendre la route goudronnée de Saint-Bonnot pour tourner sagement en direction des-dites Chaumes. Mais hier, je ne sais pas ce qui m'a pris d'aller me fourrer dans cette grimpette.








 Je n'étais jamais passée par ces sous-bois fleurant bon le cèpe. Au début je n'ai pas regretté de faire l'effort, arrivée de ce côté du hameau j'ai ressenti toujours là même chose une fois en haut, un gros malaise et l'envie d'appeler "au secours mon chéri je meurs mon cœur me lâche". Mais j'ai hésité car j'avais l'impression qu'on me guettait derrière les rideaux de cretonne et que les caméras de vidéos de surveillance très nombreuses dans le quartier étaient en train de se moquer de moi avec mon souffle court et ma trogne rouge. J'ai donc décidé de faire du zen, de faire quelques sons de QI Quong pour conjurer le sort. De pauvres petits lapins en clapier m'ont aidé à relativiser, au moins moi j'étais libre!















Maisons étranges, ambiance presque hostile, châteaux d'eau, petites chèvres coquines, flacon de parfum témoignant au moins de l'existence d'une femme coquette qui sent bon, résidences en alternance avec des bicoques, le tout richement fleuri... petits recoins bucoliques, activité agricole... ici il y a de fort tempéraments.
Une fois de plus je me suis sentie frustrée, non il n'y a pas d'accès à une vue imprenable depuis les Chaumes-Grandjean sur la jolie bourgade de Prémery, non le chantier de la démolition de l'usine n'est vraiment pas photogénique et oui il faudrait que je fasse le tour uniquement pour des raisons hygiéniques car pour le cœur, c'est le parcours à faire.













En redescendant sur ce constat, je rentre dans un champ et là je prend une photo de l'église vue d'en haut, puis je retrouve la douceur de l'étang où l'automne arrive sur la pointe des feuilles. Une fois rentrée, une averse bouleverse le jardin et soudain un arc-en-ciel devient ma récompense.


dimanche 20 août 2017

Jamais de vacances sans musée !

Le côté sauvage et déconnexion étant traité par la cabane sur pilotis, notre côté gastronome par le séjour aux Clapotis de la Cure (pour une cure c'était une cure mais pas minceur !), nous avons terminé notre tournée Morvandelle par Château-Chinon, son Mitterrand et ses musées.







Tout de même nous n'allions pas zapper cela, car à chaque fois que nous sommes allé à Château-Chinon nous nous sommes pointés le mardi et tout le monde le sait, le mardi point de musée !
Bien organisés et décidés à vaincre nos lacunes nous voilà partis pour le musée du costume suivi de la visite du musée du Septennat. Du coup je me demande si les musées du Quinquennat existent ?


Nous avons été ravis par les deux musées, les scénographies, les salles, les collections sont remarquables. Seul petit bémol, la participation de tata Claudine pour un canevas et celle de mamie Geneviève pour le portrait en tapitouf du président. J'ai trouvé cela un peu limite dans le genre kitsch. Bon je n'ai pas trop aimé toutes les défenses d'éléphants qu'elles soient ouvragées ou pas, pour une question d'éthique, j'ai trouvé cela un peu limite aussi. J'ai donc évité d'en prendre en photographie.





Un symbole que l'on retrouve dans plusieurs toiles à l'effigie du président Mitterrand







Des intrus ce sont glissés dans cette image




Sinon tous ces beaux cadeaux sont vraiment bluffants. On comprend quand même qu'il n'ait pas voulu les garder chez lui. Tellement précieux, tellement fragiles, tellement extraordinaires. Parfois je me disais que la personne qui offrait le présent voulait vraiment se démarquer du reste du monde et rester inoubliable. Du coup je reviens toujours à cette pensée, qui se fait le plus plaisir celui qui donne ou celui qui reçoit ? Quoi qu'il en soit si offrir est un art, bien plus grand et l'art de recevoir, avec ce musée on en convient facilement.



J'ai préféré le musée du costume, petites chaussures d'enfants, babioles de dames, grandes robes, même les boutons ont leur vitrine. Une salle imite un théâtre, sur scène des robes époustouflantes.Le bon goût règne et on sent une véritable passion pour l'univers du costume, une âme habite les lieux. J'ai rêvé pouvoir me glisser dans ses robes des années 20, sentir la soie glisser sur mes jambes, passer ce chapeau et planter l'épingle précieuse dans mes cheveux. Ça c'est vraiment la classe !




















Ma préférée, couleur, texture et forme, parfaite !