jeudi 29 juin 2017

Illustrer un livre

Peu à peu, au fil des années passées ici je me suis intégrée. J'ai découvert la Nièvre mais je continue de le faire, car ce que j'aime avant tout dans la vie, c'est apprendre. Je suis entrée comme graphiste à la Camosine qui est une association de sauvegarde du patrimoine, mais ils ont la particularité d'avoir un secteur éditorial, grâce auquel ils divulguent un savoir sur le patrimoine de la Nièvre. Celui-ci me permet d'en apprendre beaucoup plus sur ce département. De belles rencontres en découlent, des artistes, des auteurs, des imprimeurs....

Notre itinéraire en direct par google


Pour une future publication j'ai dû aller sur le terrain, il s'agit d'un ouvrage basé sur les journaux des curés du 19e siècle. L'aventure de Bernadette Petit qui écrit le livre est assez originale, elle nous a emmenés au bord de la Loire, à Saint-Hilaire et à Port-Tharreau pour que nous puissions photographier et voir comment nous allons illustrer son ouvrage.

Bernadette Petit indique à Philippe où prendre les photos
Les illustrations doivent représenter 50% du livre, il est donc important d'accorder beaucoup d'attention aux visuels.
J'ai opté pour de belles photos prises par Philippe Poiseau. J'ajouterai une cartographie et des images reprenant les écritures et les signatures des curés.

Petite vierge dans l'église de Saint-Hilaire

Découpes originales pour le confessionnal de Saint-Hilaire
Petit ange qui a perdu des doigts

Les témoignages de ceux-ci sont assez touchants, ils parlent du prix du pain, de la farine, de la montée "des rouges" (les gens de gauche), de laïcisation, mais leur principale préoccupation c'est la Loire avec ses crues dévastatrices...

Maison typique sur la levée à Thareau

Maison de l'Octroi

La maison du passeur

La maison fantôme


Un lierre qui a beaucoup d'emprise

Pour préparer mes illustrations je me sers de ma tablette. Grâce à la géolocalisation de Google je peux noter en direct mon itinéraire avec précision où j'ai fais faire les photographies.
Bernadette Petit a besoin de relevés d'altitude et de mesures entre des bornes,. Tout cela est facilité par le GPS du Nikon. J'aime beaucoup les outillages modernes mais rien ne m'empêche d'être sensible au contexte et d'imaginer les hommes de foi ce tenir dans ces lieux où la brique et l'eau reflètent beaucoup de mélancolie.
La partie que j'ai préférée dans la visite, c'est le moulin au Loup, ses arbres impressionnants et l'ensemble des bâtiments de briques.


Vue sur le moulin au Loup depuis l'étang

Un beau chêne

Bernadette admire les arbres

Un lieu reposant
 Quelque lieux nous sont inaccessibles car les propriétaires ne sont pas joignables, en revanche d'autres sont là et nous font visiter leur propriétés avec plaisir.


Une maison d'époque aux Bordes

Jardin écrasé de soleil

En attendant les propriétaires...


Dans quelques semaines, en juillet nous serons de retour pour une traversée en barque et un feu d'artifice. Nous devrons revenir à l'automne pour revoir les paysages avec d'autres couleurs...


dimanche 18 juin 2017

À la recherche de la chapelle perdue


 En apprenant qu'il y avait une chapelle en ruine sur la commune de Marzy nous avons voulu la voir. Après un repérage sur google map, nous voilà partis, munis de la tablette géolocalisée. Suivant la balise nous nous sommes enfoncés dans un petit chemin de plus en plus herbeux.
Ce petit chemin, vraiment pas avenant, nous conduisit auprès d'une borne de pierre, la chapelle était bien là mais c'est une forêt d'orties qui nous barre la vue.




Qu'à cela ne tienne! Notre cher web-croqueur, armé de son bâton de pèlerin va de l'avant et tente de voir... Nous avons vu une belle barrière pleine de piquants de fer.
Seule une pierre commentée laisse à penser que nous étions à l'endroit de l'édifice.


Nous tentons de contourner l'obstacle, il veut voir la chapelle et rien ne doit se mettre en travers de son chemin. Au final, nous trouvons un passage "officiel" que je soulève tant bien que mal pendant que le baroudeur crapahute.
Je laisse au photographe le soin de redescendre vers le lieu supposé de la chapelle en croissant les doigts pour qu'il trouve lesdites ruines.
Je rêvasse devant un champ de blé, en maudissant  mes rhumatismes qui m'empêchent de le rejoindre.





Pendant ce temps je traque la libellule et le papillon avec mon IPhone en soupirant après mon défunt Nikon.  J'ai en effet en même temps perdu un mac et un nikon et j'ai beau travailler dur, je ne peux pas m'acheter à nouveau les deux ensemble. En attendant je patiente en utilisant pour le travail les photos de Philippe, puisqu'on parle du loup le revoilà tout content ; il a eut la chapelle.
Si vous voulez voir pourquoi nous nous sommes donné tant de mal c'est par ici !