mercredi 29 mars 2017

Un saut à Paris

  J'ai vécu quelques années à Paris, en particulier quand ma fille ainée Adeline était toute petite.
Adeline vit encore à Paris où elle exerce son travail de comédienne, vous trouverez à la fin de cet article un lien vers une interview qu'elle a faite récemment.

L'épicerie du film "Amélie Poulain"

Dernièrement nous sommes allé la voir et ce voyage était très nostalgique pour moi car cela m'a fait souvenir du temps où, artiste, j'étais très inspirée par les rues de Paris.
Le petit circuit que j'ai choisi de faire fut celui de Montmartre avec la visite du musée.
Souvenir des peintres de la Butte
Puis pour finir je suis retourné là où Adeline avait fait ces premiers pas de Parisienne, au Palais-Royal.
Nous sommes arrivé le soir et avons repéré déjà les lieux, en passant nous avons vu Alex, son fiancé, qui était en plein travail dans un salon de coiffure ou il excelle dans son art.

Alex sera un jour un coiffeur célèbre j'en suis sûre

Nous avons visité la butte Montmartre, comme par hasard nous sommes passée devant une boutique portant le nom d'Adeline. Ma fille nous a rejoint après notre repas chez Plumeau pour aller faire le circuit d'Amélie Poulain et tenter de voir un coucher de soleil au Sacré cœur.





Manteau noir écharpe rouge... le hasard !













Trouvez le tableau !





Au musée Montmartre j'ai pris la pose sur la balançoire et dans le kiosque pour imiter les modèles de l'époque. La cerise sur le gâteau c'est en cherchant la maison de Van Gogh, il y a bien une plaque sur un immeuble mais celui-ci est insignifiant à mes yeux. C'est alors qu'une collègue de travail d'Alex qui est juste à côté, nous propose de voir la maison du peintre depuis la fenêtre de leur cuisine car en fait on ne voit pas la maison de la rue... Alors voici le scoop, ceci est la maison de Van Gogh telle qu'on ne peut la voir que de la fenêtre de chez Alvarez, coiffeur rue Lepic.


La maison de Van Gogh


Le lendemain j'ai proposé à mon chéri une traversée de Paris à pied, comme je le faisais quand j'étais plus jeune à l'époque où je travaillais dans un grand magasin, aussi je suis passé par les rues où les marques prestigieuses ont pignon sur rue, je me serai bien laissé tenter par un petit tailleur... ou un petit sac à main.









Après la Madeleine et concorde nous avons traversé le jardin des tuileries, les statues semblent jouer un jeu et vouloir captiver notre attention en se servant du décor ou des oiseaux.
Après une pause délicieuse au Nemours nous sommes passés par les colonnes de Buren et rentrés dans le Palais-Royal, quel jardin délicieux et combien d'heures j'y ai passé avec ma petite Adeline !





Assiette végétarienne au Nemours

Dans ma tête les souvenirs se bousculaient et je me revoyais jeune maman, prise entre mes obligations et l'envie d'exposer et de créer. La vie était rude pour un couple d'artistes avec un bébé.
Adeline dans sa poussette parlait beaucoup, mais il a fallu attendre un plus pour qu'elle marche. Je me souviens de ce jour où ici même au Palais-Royal elle s'est lancé sans hésiter comme si enfin elle avait décidé qu'elle le ferait.
Puis mes valises se sont posées longtemps à Montbard, d'ailleurs dans une vitrine j'ai croisé un clin d'oeil de Buffon. D'autres filles sont nées... Les années sont passées si vite.




Ici Adeline à fait ses premier pas !


Le soir exténuée par les 25 kilomètres fait dans les rues de Panam, c'est avec plaisir que j'ai repris le train pour notre douce et belle Nièvre.


Comme promis une interview d'Adeline qui est devenue une très jolie jeune femme !



dimanche 12 mars 2017

Du sang sur la neige


L'association Aline qui organise des évènements culturels dans un petit coin de Nièvre autour de Prémery, m'a demandé il y a deux mois de réaliser une affiche pour une soirée de musique traditionnelle Balte et Russe. À cette occasion j'ai eu la chance de passer un moment en tête à tête avec  Anda Peléka  qui à produit des chants, en s'accompagnant d'un kokle et d'une guitare.

"Je ne suis pas mélomane", voici comment j'ai abordé la chanteuse, je voulais vraiment qu'elle m'explique son art de façon compréhensible pour moi qui ne possède pas la fibre musicale,  c'est comme ça que j'ai appris beaucoup de choses.
Anda vient de Lettonie, un pays Balte et contrairement à ce qu'on pourrait  penser les Lettons n'ont pas de racines communes avec les Russes. Les pays Baltes sont en revanche très vite dominés par des envahisseurs, les Russes sont venus les libérer puis les ont occupés, les pauvres Lettons ont fini par s'y perdre.
Les guerres, la misère occasionnée par les occupations successives et le climat très froid n'ont pas rendus leurs chants particulièrement optimistes, on s'en doute.
Le drapeau Letton symbolise du sang sur la neige.

La langue Lettone et au plus près du sanscrit, donc de la langue indienne. Leur religion d'origine n'est ni le catholicisme ni l'orthodoxie mais plutôt un panthéisme organisé sous la tutelle d'un dieu bonhomme et doux qui a deux acolytes féminins l'une étant la spécialiste du monde sous-terrain et matériel et l'autre régnant sur le domaine de la nuit, d'autres petites déesses règnent dans les bois, les rivières et les autres éléments. Là encore on est proche de l'Inde !
Si cela se retrouve dans la musique ? Je n'ai pas vraiment trouvé cela, bien qu'on débute souvent par une mélopée douce qui s'amplifie comme dans les ragas.
Les Lettons sont tous chanteurs, tous musiciens, on dit que quand ils font un spectacle il y a plus de monde sur scène que dans la salle. À chaque stade de la vie une chanson existe et chacun peut transformer à sa guise le chant traditionnel, il y a plus de 500 000 chansons au répertoire traditionnel Letton et Anda ne va pas tous les produire ce soir mais cependant elle chantera assez pour nous donner un bel aperçu de la culture musicale Lettonne.

Vous pourrez chercher des renseignements sur internet, vous trouverez peu de chose aussi bien décrite que par Anda, elle nous a donc offert un moment rare et précieux. Elle-même ne se produit pas toujours dans ce registre musical. Elle a étudié au conservatoire Rachmaninoff, le Russe fait partie de sa culture car elle est née à un moment où la Lettonie était occupée par les Russes.
Soprano, élevée au cœur des intérêts culturels forts entre la France et la Russie, Anda Peléka vit au Puy-en-Velay où elle se produit dans un contexte de musique sacrée accompagnée par un harpiste ou un pianiste.
 Anda à vendu tous les CD qu'elle avait apporté.
Concernant maintenant la soirée au cours de laquelle nous avons mangé une très bonne choucroute, on pouvait aussi y voir des magnifiques photographies de l'artiste Lydia Chavinskaia. Entourés de photographies de paysage de neige, avec les petites lumières qui brillent au fenêtre d'une vieille Datcha dans la forêt, nous avons passé une délicieuse soirée.


Anda découvrait pour la première fois la Nièvre, elle qui fut un jour "la fiancé qui venait du froid" m'a dit qu'elle trouvait notre petit coin fort chaleureux et qu'elle serait ravie de revenir donner de la voix.
Espérons que les organisateurs potentiels la solliciteront de nouveau.
(contactez l'association ALINE 06 41 38 23 97)
 Une autre facette de notre fée d'un soir dans la vidéo qui suit !

mercredi 22 février 2017

Le mois palichon

C'est un mois court et heureusement, car en février ce n'est pas le pied! Avec la crève qui m'empêche de profiter du week-end j'ai tenté une sortie pour voir si je respirai mieux dehors. C'est vers l'étang du Merle que nous avons porté nos pas.





L'eau était basse et les couleurs s'étaient aussi retirées du cadre.
Les ruines des maisons à bateaux étaient comme de lugubres témoins d'un temps plus animé.
L'eau, haute d'un côté de la route, est noire comme de l'encre.



Au bord de la plage des arbres gisent terrassés, tronçonnés. Au loin des équipes de chasseurs guettent la moindre trace de vie animale, j'espère secrètement que mon chéri ne m'appellera pas "ma biche" trop fort.




Une fois dans le bois, le soleil a fui et le monde est devenu monochrome... peut-être suis-je victime de la fièvre. Les sapins se transforment en êtres menaçants et seuls, au bout du chemin, des personnages en couleurs semblent encore être vivants... Quand je m’échappe sur la plage pour chercher la lumière, je tombe sur des tas de bois austères et sur le cadavre d'un vieil arbre enroulé d'une liane.




Le temps de retourner vers la digue j’aperçois mon amoureux qui prend en photo un formidable poisson, je dois avoir vraiment beaucoup de température !


En fait c'est juste un manque, un gros manque de couleur, je m'en fais la remarque en passant devant la passerelle que je ne peux m'empêcher de repeindre en rouge en pensée... Février le mois sans couleur. Heureusement il passe très vite, pour le reste il y a ma palette !