lundi 17 mars 2014

Profiter du vin, sans le boire



Pouilly-sur-Loire n'est pas du tout comme je l'imaginais, sans doute parce que je connais bien d'avantage les vignobles du côte du Rhône, ou encore ceux de la côte d'or.
Ici point d'ostentation, les caves restent discrètes et sont véritablement intégrées à la petite ville qui semble s'alanguir sous le soleil piquant de ce mois de Mars 2014.
Sur la place de l'église c'est sans doute l'heure de la sieste.

Autour de la boulangerie flotte une bonne odeur qui me met en appétit, et puisqu'on parle de l'église il me vient une envie de religieuse que je comblerait avant notre départ...du coup je peux vous confier que cet artisan a du talent, les pâtisseries étaient délicieuses !



Église où nous sommes rentré, le porche ensoleillé s'ouvre sur une belle nef où nous avons été vertement accueillis par une fidèle qui semblait ne pas vouloir que nous fassions nos photos.
Le mardi c'est l'adoration du Saint Sacrement !
Nous nous sommes fait tout petits mais avons persévéré dans notre mission de reporter de terroir !
( voir plus de photo de l'église en cliquant ici )




Sous l'église je découvre un bel arbre en fleur qui embaume contre le mur du château, est-ce un magnolia ?




Il y a dans la façon qu'ont les maisons d'ici, de se resserrer, qui me fait penser à un clair obscur, à des secrets familiaux...les rues ne me semblent pas tracées comme à Prémery...plus loin j'aurai confirmation de cette première impression.

Enfin il y a l'essentiel, la rivière étincelante, la Loire.




En arrivant sur les berges je fais partir les canards, et je prend une grande bouffée de cet air pur qui à chaque fois me donne des ailes.
( voir plus de photo de la Loire à Pouilly en cliquant ici )

Puis nous remontons à la découverte de quelques rues en allant à la tour du Pouilly fumé.


 Maisons qui racontent le vin, qui vivent le vin.



 Mais derrière ses façades, en toute discrétion.



Petites ruelles pour une personne, chaque parcelle est utilisée, j'ai même vu des maisons taillées en portion de "vache qui rit" pour épouser le cadastre au centimètre prés...ici on compte les arpents en vrais paysans...là est l’explication de ce qui fait que les rues ne sont pas comme ailleurs...elles sont absolument au plus prés de l'utile !


 Nous sommes dans la cour de l'office de tourisme de Pouilly-sur-Loire, autrement dit "la tour du Pouilly fumé"
( voir plus de photos de la tour du Pouilly fumé en cliquant ici )


C'est une cour agréable, avec une exposition, une fois dans l'O.T. l'accueil est très sympa, Esther, l’hôtesse nous propose de descendre dans la cave aux arômes.
Comme je ne bois pas j'ai peur de m'ennuyer entre deux tonneaux et des discours sur le vin, je me résigne et prend l'ascenseur...la porte s'ouvre et là je tombe des nues !

C'est absolument magique, j’ai l'impression d'arriver chez merlin l'enchanteur juste après une séance d'alchimie en compagnie des fées des quatre saisons  !









Deux vases mystères qui n'ont pas résisté longtemps à me livrer leur secrets grâce à mon décodeur olfactif, je parle de mon grand tarin de nez .

Puis mise en confiance par cette version sensoriel du vin, je me suis aventurée dans le musé...et là j'ai failli pleurer devant le film qui nous montre la vigne au fil de l’année...pourquoi ? 
A cause des images superbes et des odeurs que le public reçoit grâce à un judicieux système qui synchronise les images avec des pulvérisations d'ambiances réelles.
Nous avons senti le feu des brandons, la rosée du printemps, le gel, l'odeur des labours...vraiment si vous ne buvez pas...faite comme moi, aimez le Pouilly fumé avec votre nez il vaut le détour !


Complétez la visite en allant voir :





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