jeudi 25 décembre 2014

Saint-Saulge



Très joli nom que porte cette petite ville au coeur de la Nièvre.
Au début il me faisait penser à la sauge, cette plante savoureuse avec des aubergines grillées, mais cela viendrait plutôt d'un certain Salvius.
L'histoire de Saint Saulge à donnée lieu à un ouvrage que vous pouvez acquérir ici.
En comprenant Saint Saulge, on comprend mieux le centre de la Nièvre.
En fait ce département est fait de trois parties, la partie fluviale qui se prolonge par le canal du Nivernais et qui va de Pouilly-sur-Loire à Decize ( prononcez Dzice), la partie Montagne composée par la plus grande partie du Morvan, et la partie Forestière qui occupe tout le milieu.
Nevers est dans la partie fluviale sur la Loire, Prémery dans le coeur de forêt ainsi que Saint -Saulge.
Saint-Saulge a toujours été en dehors des chemins et des axes de circulation, contrairement à Corbigny ou Clamecy.
 Si rien de vous oblige à y aller vous n'aurez pas l'occasion d'y passer.
C'est pourquoi, ni les Huns, ni les barbares, ni les hordes guerrières n'ont été embêter les habitants de Saint-Saulge.
Mais hélas pour eux, ni les comtes de Nevers, ni les ducs des alentours ne se sont attardés non plus, sur les maisons du bourg.
Aussi quand par hasard les grands de ce monde se rendaient là-bas ils trouvaient les gens niais et leur ont attribué des légendes témoignant d'une grande sottise.



Or il ne s'agit que d'un ensemble de fabliaux qui existent bien par ailleurs, on les retrouve dans toute la France et Saint Saulge n'a guère plus de légendes que d'autres cités, ils ont juste une réputation largement galvaudée en raison de leur isolement au milieu d'un département qui oublie souvent la forêt du milieu sauf quand ils organisent le salon Nivers bois...et encore c'est le Morvan qui est mis en avant, comme si un désert peuplé de sots hanté l'espace du milieu.
Là je vous sens agacés, vous vous dites ça y est on va nous ressortir la théorie du complot ou au mieux vous imaginez des scènes dignes du Seigneur des anneaux, l'empire de la forêt en quête de reconnaissance cherchant le Graal à dos de dragon.
Pourtant Saint-Saulge a ce je ne sais quoi qui le rend si doux et si étrange à la fois.



De belles maisons bourgeoises, cette gare sans rail, cette vache qui monte et qui descend du clocher selon le calendrier et la belle esplanade en pente entre le lavoir et la mairie laissent entrevoir un véritable art de vivre entre langueur et coup de gueule, même le notaire se rebelle !














Il faut en avoir de l'humour et de la sagesse pour supporter l'étalage de légendes reflétant la bêtise de leurs ancêtres, et ses touristes qui déambulent avec l'application IONO débitant le parcours censé suivre une histoire qui les égare et dont ils vont perdre le fil car les inepties au bout du compte ça lasse vite.




Nous avons donc rangé le smartphone et avons fait comme il se doit, des photos selon notre intuition et puis j'ai ouvert le livre sur Saint-Saulge et là...j'ai encore eu l'impression de découvrir la Nièvre.




 Saint-Saulge c'est aussi un bon restaurant, des circuits VTT, et ça ce n'est pas de la légende.
Rendez-vous  au coeur de la Nièvre !



mercredi 19 novembre 2014

Spectacles

 Chaque année c'est soirée cabaret, j'espère que cette fois c'est la dernière car je m'y ennuie fortement.
De plus on passe un temps fou à tout organiser et cela se fait au détriment d'un travail plus productif et surtout qui serait plus intéressant pour le tourisme.



les dames en revanches se sont vraiment défoncées pour que le repas soit super, et j'ai beaucoup aimé l'entrée, surtout les verrines.

Dimanche, nous avons assisté à la représentation : Tu as le salut du poilu à Champlemy.






J'ai écrit un petit article pour la presse locale, il est parti avec quelques fautes qui restaient avant que ma collègue ne les corriges en se foutant bien de ma poire. C'est fou comme ça peut faire plaisir à certaines gens de penser que je manque d'intelligence ou d'éducation.
Mais vraiment cela me peine de me donner toujours autant de mal pour écrire pourtant j'adore cela.

Le voici ci-dessous:




Louis Barthas simple soldat tient un journal dans lequel il note ses pensées, sa vie durant les combats dans la Somme au chemin des dames et à Verdun.
Ces carnets édités en 1978 ont marqué l’histoire du témoignage des combattants de 14-18
Pacifistes et dénonciateurs ses écrits retravaillés par la petite troupe du théâtre Eprouvette ont bouleversé le public venu remplir la salle « Jean Bosco » de Champlemy.
A l'initiative de la communauté de communes entre Nièvres et Forêts ce spectacle se déroule dans le cadre des célébrations de la Grande Guerre.
Au cœur d'un décor minimaliste deux comédiens vont nous faire vibrer sous la mitraille et les bombes d'une guerre boueuse et infâme.
Chacun peut s'identifier au poilu qui prend les traits de Jean Bojko alias Louis, dont le compagnon, Fabio, soutient la parole en chansons s'accompagnant d'un orgue de barbarie.
Le binôme de poilus va nous faire traverser tranchées et buttes sanglantes, avec une émotion qu'on pourra à peine mettre en pause durant des citations de Wikipédia.
En alternant révélations historiques, chansons authentiques ce moment de théâtre révèle la nature fratricide de la guerre.
La troupe rend ainsi un vibrant hommage à tous ces hommes tombés au combat.
http://www.theatreprouvette.fr/htm/14-18/cadres-guerre.htm

mercredi 15 octobre 2014

Découverte de la Nièvre avec la frotsi



Un éductour est organisé afin de permettre aux professionnels des offices de tourisme de mieux connaître les sites sur lesquels ils envoient les touristes.
C'est dans ce cadre que j'ai fait la visite de Pougues-les-Eaux avec un géocaching, de la tour du Pouilly-Fumé et du musée d'art de Nevers.
Nous avons commencé par nous rendre au casino planétarium de Pougues. Là une jeune hôtesse nous a expliquer que le planétarium ne fonctionnait plus.
Toutefois nous avons visité l'équipement de loisir qui comprend un vaste restaurant avec terrasse, le tout forme une île qu'entoure un bassin d'eau végétalisée par des roseaux et nénuphars.
J'ai noté qu'on pouvait y organiser des fêtes de mariage et aussi qu'il y avait une magnifique salle de spectacle modulable.










 



J'ai été bluffée et j'ai compris que c'était un atout économique pour une ville comme Pougues-les-Eaux qui fût par le passé la station thermale des rois.
Conviée à un géocaching j'ai découvert aussi le parc merveilleux où plane un sentiment de nostalgie qui n'a pas fait apparaître qu'à moi seule un défilé de belle dame à la mode de la belle époque entourée de leur parfum de mystère.
Les belles maisons qui de chaque côté de la grille d'entrée semblent endormies seront elle réveillées un jour par les outils modernes que sont les GPS qui nous ont guidés vers la cache du petit trésor?
Tout les collègues sont restés sur ce petit goût d'envie, devant de tel joyaux encore abandonnés dans la verdure; en attente de la levée de l'emprise des quelques lobbys ou de l'apaisement politique et économique d'une France, qui pourtant ne manque pas d'imagination.
C'est donc la tête pleine de rêves que nous sommes repartis vers le relais des 200 Bornes où nous attendait un repas digne des solides routiers.
Pouilly où je suis retournée pour la troisième fois à la tour du Pouilly fumé, je vous passerais donc les détails et me contenterais de vous renvoyer à la lecture des articles précédents ici.
Mais je vous donne à voir notre équipe en photo dans la cave aux arômes, et dans la salle des dégustations.





  

Nous allons ensuite découvrir le musée de Nevers, j'avais vraiment envie de le voir et quelle ne fut pas ma déconvenue en apprenant que nous avions seulement 20 minutes pour ce faire !


 


Et sur ces 20 minutes le photographe du journal nous en a pris une bonne dizaine à nous faire pauser...et qui se fait gronder ?



Moi bien sur...la diode d'un Nikon se déclenche avant chaque prise de vue, il ne s'agit pas d'un flash, (bien entendue que j'ai coupé le flash) mais le gardien ne l'a pas compris et il a couru sur moi comme en témoigne cette photo animée prise ne flagrant délit de prise de vue sans flash...moment de grande solitude comme on dit quand on est humiliée en publique...mais bon je l'ai bien pris et je me suis rattrapée dans les autres salles continuant au pas de charge la visite.
































Avec toute ces belles œuvres à voir la seule chose donc j'ai envie en remontant dans le car du retour c'est de revenir très vite passer des heures à me repaitre des trésors de ce magnifique musée.
Voilà, maintenant je peux imaginer un géocaching à Prémery, envoyer des gens à Magny-Cours car j'ai bien discuté avec le collègue a déjeuné à côté de moi, décrire le casino à des futurs mariés qui cherchent une salle ou encore envoyer une famille jouer dans le parc.
Aucun souci pour Pouilly, je suis fan et pour Nevers et bien aucun problème dés que possible je me paye le billet d'entrée du musée !