mercredi 30 novembre 2011

Fin de journée




Aux douces heures du couché du soleil, entre chien et loup sur le rivage je suis fascinée par le miroir de le la surface de l'eau.

 
Polie, brillante, magnétique, elle me renvoie les derniers rayons du jour.
Hier ils étaient orangés chaleureux, aujourd'hui métalliques et pâles.
Comment les eaux renverront les nuances de demain?


C'est un nouveau rendez vous qu'il ne faut pas manquer, chaque jour de plus en plus tôt, imperceptiblement par degrés les heures se font grignoter, là-bas derrière le clocher de la petite église.


lundi 28 novembre 2011

Par une sombre journée


Il arrive que la lumière soit basse, mais  loin d'être découragée je part en quête de nouvelles visions du bord de la rivière.


Les eaux de la Nièvre sont foncées, et offrent des reflets profonds.


Le petit moulin se voit dépouillé des feuillages qui le cachent, on voit la roue à aube au fond du prés.
J'explore avec mon compagnon et il me fait voir des points de vues inexpérimentés.





Nous recherchons le clochers, et nous trouvons l'église derrière lécole, elle se donne des airs de monastère.


des chevaux paissent dans l'herbe humide, et nous contournons la ville par la voie rapide pour retrouver la passerelle piétonne qui nous relie au centre de la ville.

 




lundi 21 novembre 2011

Le bois de Panoramix

Après avoir lu l'article ci dessous cliquez sur la première photographie pour une balade en images.


Dimanche, nous sommes passé la mi-novembre et il fait très beau, j'en profite pour explorer un endroit où je ne suis pas encore allée.
Une flèche indique « Panorama », je suis l'indication et grimpe un chemin creux.

 

A l'étape du dit panorama, je suis un peu déçue, je manque de hauteur et seules les vaches semblent jouir d'une vue imprenable sur la petite ville de Prémery.
Jalousant leur situation je poursuis le chemin à travers bois en suivant la clôture car le taureau ne me lâche pas des yeux.

 

Enfin j'arrive au point culminant où je domine la vallée, et devant moi s'étale le plus beau des panorama que je n'ai jamais eu sur la cité.


On voit bien les usines et les petites maisons autour de l'église.
Pendant que je m'applique j'entends un froissement de feuilles tout près de moi, et je vois un magnifique garenne détaler. J'ai à peine le temps de lui dire qu'il est magnifique qu'il disparait sous les branches des arbres abattus.

 

En redescendant je m'aperçoit que le chemin passe tel une passerelle entre deux grands trous, une sorte de pont levis naturel.
J'espère que personne ne se promène ici de nuit car c'est plutôt dangereux.

 
Depuis ce chemin de crête le paysan à gentiment laissé dégagé deux trouées qui permettent de voir de chaque côté. A droite on voit le château bourgeois avec sa ferme sur l'autre partie de Prémery et à ma gauche la première vue qui ne m'avait pas séduite au départ, mais l'ensemble me plait avec le chemin qui va redevenir creux après avoir joué les chemins du ciel.

 

Une bien belle sortie qui m'a permit d'allié une belle vue sur la ville et un tour dans la forêt, magique non?


samedi 12 novembre 2011

Les mardelles de Prémery




L'univers spongieux de la forêt qui domine Prémery est une zone d'activité écologique précieuse.

Autrefois les petites mares forestières se développaient au fil du temps , elles naissaient, se comblaient de végétaux qui pourrissaient en formant de la tourbe.
Sur les couches fertiles, la tourbière peu à peu se reboisait naturellement.

 

Mais des études ont prouvé que la bio diversité connait un accroissement depuis que les mardelles sont entretenues.
Selon un protocole précis de mise en place de fosses et de gestion des végétaux ligneux, les mardelles jouent un rôle important dans la régénération des végétaux et par conséquent des animaux.
Le rééquilibrage des espèces se fait au profit de variétés plus rares.

 

Cette marre à été curée. Sous 3 mètres de tourbe, un tronc vieux de 3 700 ans fut découvert, baptisé le dormeur du lac, on peut le voir dans la petite cabane qui domine la tourbière.



Autour des mardelles on voit des sphaignes, ce sont ces boules de mousse, imprégnées d'eau et souvent couvertes de gouttelettes étincelantes. La tourbe née aux pieds de ses mousses par décomposition de leur bases. 


Les sphaignes sont flottantes, il est aussi risqué de poser le pied dessus que de s'aventurer sur des sables mouvants, c'est pour cela que les chemins sont aménagés et qu'il est recommandé de ne par s'en écarter.


Les grandes herbes qui forment des touffes rondes sont des Laîche raides, c'est un habitat de choix pour toute sortes de petits batraciens et reptiles. Ces beaux îlots se sont épanouis grâce à la lumière prodiguée par un élagage des arbres qui poussent autour.


L'osmonde royale est une fougère qui a donné sont nom au sentier qui illustre ce reportage, c'est une fougère dont la souche date de plusieurs siècles. Elle est protégée en Bourgogne, car les travaux hydraulique l'ont rendue rare.


En se promenant dans les parties préservées de ce lieux agréable, vous sentirez des odeurs d'encens végétaux naturels proches du réglisse, et trouverez là une paix incomparable. L'alternance de lumière et d'ombre est savamment équilibrée.

Des études sur les pollens et des analyses géochimiques ont lieux sur le site qui mériterait le titre de "laboratoire écologique à ciel ouvert".